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25.01.2008
Chapitre 34 et fin !!!
Et voici, depuis le temps, la fin des Aigles de Vienne. Autant vous dire qu'il vient de paraitre et que vous pouvez le trouver à cet endroit http://www.lulu.com/content/1932934 . Mais franchement, le mieux, c'est quand même de m'envoyer un petit mail, et pour la modeste somme de 19 €, vous aurez droit à une superbe dédicace. Si, si !!! Par contre il faudra être un peu patient, car les livres ne devraient arriver que d'ici quinze jours au moins. Je ferai une petite note quand ça arrivera.
En attendant...
Chapitre 34 et dernier !
Le scandale avait éclaboussé l’Autriche qui mourait de honte d’avoir mis un voleur et un assassin à la tête de son État. Le témoignage enregistré de Ralf, ainsi que ceux de Petra et Lisa Morgenstern furent définitifs. Le jour même de la tentative d’attentat de l’Heldenplatz, tous les biens de Georg Höderer furent mis sous séquestre et sa demeure sous scellés. Elle était gardée nuit et jour afin que personne n’eût l’idée d’y pénétrer, et surtout d’en sortir des documents compromettants. Il y eut bien encore des tentatives d’intimidation de la part des inconditionnels et des relations de Höderer, mais la justice tint bon.
Enfin, au bout d’une semaine de gesticulations, Rudi eut l’autorisation d’organiser une fouille en règle de la demeure du chef du gouvernement. On y retrouva une multitude d’objets nazis, des souvenirs ayant appartenu à des chefs nationaux-socialistes. Parmi eux, et placés dans un coffre, on trouva une montre ronde, pendant au bout d’un vulgaire ruban noir avec, à l’intérieur, les initiales A.H en lettres gothiques. La description faite par Matthias Werkel, dans son carnet, de la montre d’Hitler, volée sur le corps même du Führer, était la preuve de sa participation au meurtre de l’oncle de Petra Morgenstern.
Petra raconta sa haine envers le vieil homme, coupable de milliers d’assassinats et à qui elle voulait nuire. Alors qu’elle était la maîtresse de Höderer, elle lui raconta ce qu’elle avait lu dans le carnet, ainsi que le passage évoquant la montre d’Hitler. Georg Höderer cachait bien son jeu, et sous prétexte de voler une grosse somme qu’elle savait enfermer dans un tiroir de bureau, les amants terribles décidèrent de commettre un cambriolage en règle. Étant au courant qu’il devait se rendre à une soirée du parti socialiste, ils se rendirent chez l’oncle, ignorant que celui-ci avait décliné l’invitation au dernier moment. C’était le jour de sortie du serviteur et, croyant que la maison était vide, le couple ne se gêna pas pour faire du bruit. Tandis que Petra mettait la main sur le contenu du tiroir du bureau, Höderer cherchait fébrilement la montre d’Hitler, objet tant convoité et sur lequel il faisait une obsession depuis que Petra lui en avait parlé. Il finit pas la trouver dans une boite à souvenirs en fer-blanc, au milieu de vieilles photos de la guerre et de divers papiers. Elle n’était même pas dissimulée. Elle était posée là, au milieu d’autres objets, anonyme et légèrement poussiéreuse. Visiblement, Matthias Werkel n’en faisait pas grand cas. Et pourtant, c’était bien elle !
Alors qu’ils allaient s’enfuir, ils furent cueillis, pistolet à la main, par le maître des lieux, étonné de voir sa nièce en train de le cambrioler. Profitant de l’hébétement du vieil homme, Höderer lui sauta dessus et une lutte s’ensuivit, dans laquelle Matthias Werkel perdit son arme. Petra raconta la scène comme si elle la vivait à nouveau. Höderer abattit froidement l’oncle avec son propre pistolet, sans l’ombre d’une hésitation, et presque à bout portant. Ce n’était pas un accident dû à la bagarre.
Petra était terrorisée et comprit que l’homme qu’elle aimait n’était pas celui qu’elle croyait être. Ils s’enfuirent tous les deux sur la moto de Griete. Dès les premières heures du matin, elle s’était réfugiée chez Conrad, trop heureux de la cacher et croyant à nouveau qu’il avait encore sa chance auprès de la femme de sa vie. Pendant des semaines, elle resta dissimulée dans la même chambre qui avait abrité Luis. Le temps que Conrad se procurât des papiers, payés avec une partie de l’argent volé dans la villa. Puis, ce fut la fuite. Elle savait que tôt ou tard, sa vie serait menacée. Elle était un témoin gênant, et avait décidé de disparaître de la circulation, emportant avec elle ce pécule entaché de sang. Ce fut le soir même qu’elle rencontra Luis, de retour vers la France.
Georg Höderer décida de mettre son crime sur le dos des Spartakus. Il avait toutes les preuves nécessaires pour les faire arrêter et incarcérer. Lors d’une dernière rencontre avec Ralf, il donna même le pistolet du meurtre, perdu au milieu d’autres armes, pour la cause de la révolution. Si un jour, par hasard, on trouvait ce pistolet en possession de Ralf ou d’un des membres du groupe, celui-ci serait accusé de la mort de Matthias Werkel. Et personne ne croirait aux accusations mensongères qu’on pourrait lancer contre Höderer si on l’accusait malgré tout d’avoir fourni des armes. Comment croire qu’un membre de l’extrême droite puisse fricoter avec des anarchistes de gauche ? Impensable, impossible !
Puis, rapidement, vint la notoriété, le pouvoir. Höderer ne pouvait pas laisser derrière lui un témoin de sa vie passée. Il avait toujours Ralf sous sa coupe, qu’il manipulait à souhait, entre menaces et enveloppes bien garnies. La progression de son cancer nécessitait toujours davantage d’argent, et la proposition de Höderer, même si elle lui était difficile, restait sa seule porte de sortie. Afin de se soigner et de guérir, ce dont il doutait de plus en plus, mais surtout pour laisser un capital à Lisa, qu’il savait d’un équilibre fragile.
Sa mission était de retrouver Petra, coûte que coûte, et quel que fût l’endroit où elle se cachait sur la planète. Hans Röckl avait été d’une aide précieuse quand par hasard, sur Internet, il découvrit cet article, et par-dessus tout cette photo d’une certaine Griete, vivant en France et spécialiste des jeux vidéo. Ralf savait parfaitement que Georg ferait disparaître son ancienne complice par ses sbires néo-nazis. Il se doutait qu’ils étaient impliqués tous les deux dans le meurtre de l’oncle, mais n’avait aucune preuve. À peine avait-il pu deviner ce qu’il s’était passé : cambriolage, propriétaire en train de surprendre ses voleurs, lutte, meurtre. Un classique...
Rudi, qui avait lu le carnet de souvenirs de Hans Werkel, tournait et retournait le pistolet Walther PPK entre ses doigts. Höderer ignorait sans doute que cette arme était celle que Werkel avait ramassée par terre, dans le salon où Hitler s’était donné la mort. Une pièce historique dont, apparemment, Rudi était le seul à en avoir deviné la provenance. Malgré ses opinions antinazies, cela le fit frissonner d’avoir un tel objet entre les mains. Il pensa à ce skinhead, fanatique haineux, et adorateur du Reich, que Ralf avait descendu.
« Quelle ironie ! Lui qui adulait Hitler, se faire descendre par le propre flingue de son idole ! »
Il remit le Walther PPK dans son sachet plastique, et posa un scellé avec une étiquette d’archivage. Cette arme, ainsi que la montre d’Hitler, irait rejoindre la masse anonyme des objets qui s’accumulaient au fil des ans, et des sombres histoires de morts violentes, sur les étagères de la police autrichienne. Et puis, un jour arriverait où, une fois l’affaire jugée et oubliée, elle serait détruite avec d’autres encombrants congénères, pour permettre aux nouveaux arrivants de prendre leurs places sur les mêmes froides et poussiéreuses étagères. « Et cela sera bien ainsi ! »
Luis venait voir Petra à la prison chaque jour. Il se remettait peu à peu de sa fracture à la mâchoire. Il souffrait encore, mais les analgésiques qu’il prenait n’avaient aucun effet sur la réelle souffrance qu’il ressentait au fond de lui. Grâce à Rudi, il avait obtenu que Petra ait un régime carcéral plus souple. Ils pouvaient se voir et se tenir les mains sous le regard suspicieux de la gardienne qui les surveillait dans le parloir particulier, généralement réservé aux avocats. Peu à peu, Luis s’était habitué au crâne entièrement rasé de Petra. C’était une sorte d’expiation qu’elle avait souhaitée, et qu’elle entretenait à coups de rasoir maladroits, comme le renseignaient les fines coupures rectilignes qui lui zébraient la peau.
Il parvenait aussi à l’appeler Petra, comme elle lui avait demandé de le faire. Mais quelquefois, un « Griete » passionné lui échappait des lèvres. Dans ces moments, elle lui souriait, désarçonnée pour toujours par ce grand gosse qui avait risqué sa vie pour elle. Et l’avait sauvée par la même occasion.
Toute sa haine et sa révolte avaient entièrement disparu de son cœur et de son esprit. Elle était prête à assumer tous ses actes passés. Davantage que Luis, éperdument malheureux dans l’attente du jugement, et de la probable condamnation qui attendait sa femme. Il pouvait dire sa femme, puisque désormais, chacun arborait une alliance toute neuve à l’annulaire droit comme le veut la tradition autrichienne. Bien sûr, le cadre de la cérémonie du mariage n’avait pas été des plus gais. Pas d’orchestre, pas de flonflon. Mais que pouvait-on attendre d’un mariage en prison ? C’est Luis qui l’avait souhaité, voire imposé, sourd aux arguments de Petra qui s’acharnait à lui répéter qu’elle resterait enfermée pendant de trop longues années, et qu’il ne fallait pas qu’il l’attendit.
Cela ne l’avait pas découragé. Il l’attendrait, le temps qu’il faudrait. Mais il lui avait fait promettre de bien se comporter pour bénéficier de toutes les remises de peine possibles, afin d’écourter son séjour forcé qui la tenait loin de lui.
Bart avait été son témoin, et Rudi celui de Petra. Lisa n’était plus en état de faire quoi que ce soit. Elle avait sombré dans une sorte de folie dépressive, et restait coincée dans sa bulle, évoquant sans cesse Ralf, son retour, tenant des discours d’une totale impudeur quand elle avait des crises aiguës de nymphomanie. Luis pensa qu’elle était déjà atteinte par le mal à l’époque de leur rencontre, mais que la mort de Ralf l’avait fait basculer dans un monde de détresse et de fantasmagorie délirante.
Six mois passèrent. Le jugement de Petra eut lieu peu de temps après celui où Georg Höderer fut condamné à perpétuité pour meurtre, incitation à la haine raciale, association de malfaiteurs, forfaiture et autres méfaits qui, aux États-Unis, lui auraient valu la peine de mort, en plus des quatre mille années d’emprisonnement.
Le jury, à l’immense surprise de Luis et de Petra, décréta qu’il y avait prescription concernant les faits passés, braquages et complicité de meurtre compris. Il considéra, dans une généreuse hypocrisie, que Petra Morgenstern, par son action sur l’Heldenplatz, avait contribué à débarrasser le pays d’un aventurier dangereux et opportuniste. Pour ces faits, elle fut relaxée et libérée sur le champ à l’issu du procès. Son comportement, durant son séjour en prison, avait été exemplaire, et c’était suffisant pour penser que la société ne craignait plus rien de sa part.
Les journaux firent écho de la nouvelle et publièrent un sondage indiquant que la population autrichienne était, malgré tout, satisfaite de savoir qu’elle retournerait en France avec son mari.
*
L’été pointait le bout de son nez sur cette terre aux confins de la Bretagne et de la Normandie. Luis avait repris son métier de vétérinaire. Il téléphona à Mangin pour lui annoncer son retour et savoir si tout s’était bien passé avec Françoise, si elle avait été une bonne collaboratrice, ce dont il ne doutait pas.
― Françoise est une aide très précieuse dans mon travail, Luis. Et… je ne sais comment vous dire ça… mais elle m’est très précieuse dans ma vie également. En fait, nous vivons ensemble depuis quelques mois. Ce fut un véritable coup de foudre, et j’ai eu beau me défendre de cette relation à cause de notre différence d’âge, je dois dire que j’ai craqué. Mais, se défendit-il, elle a tout fait pour ça…
Luis riait de bon cœur.
― C’est formidable ce que vous me dites là. Sincèrement, je suis très heureux pour vous deux, que vous vous soyez trouvés. Est-ce que Françoise change toujours autant de coiffures ?
― Mon Dieu ! Elle me coûte une fortune, répondit-il en riant également. Mais, j’ai l’impression de découvrir une nouvelle femme à chaque fois, et finalement, ce n’est pas si désagréable.
L’aventure de Petra Morgenstern et de Luis était parvenue jusqu’au village, et ce fut avec plaisir que chacun avait accueilli de nouveau le couple. Mais Petra et Luis savaient qu’ils ne demeureraient pas toute leur vie dans cette maison. Ils y étaient revenus, faute de savoir où aller, et surtout pour pouvoir rebondir plus tard vers un autre ailleurs, dans d’autres conditions.
La bergerie avait été rasée, et une belle pelouse avait pris la place. Luis avait tenu à planter un parterre de fleurs à l’endroit où le corps de la malheureuse pensionnaire de l’asile avait brûlé. Il avait fait ceci également en souvenir de Matthias Werkel, le vrai, l’unique, celui qui avait été enterré anonymement dans le jardin de son frère.
Lors de ses visites en prison, Luis avait raconté à Petra comment il avait mené ses recherches en Autriche pour retrouver la Griete qu’il avait perdue. Il retrouva chaque détail, aussi bien pour elle que pour lui-même, recoupant désormais ses actes et ce qu’il avait appris de Rudi, une fois l’enquête officielle terminée. Il en vint au moment où il lui parla de sa rencontre avec sa grand-mère, la délicieuse madame Werkel.
Ce fut un choc énorme pour Petra de savoir qu’elle était toujours vivante et qu’elle attendait des nouvelles de ses petites filles. Petra lui écrivit une lettre qu’elle remit à Luis. Dans sa honte et son désespoir, elle ne se sentait pas prête encore à aller plus loin et communiquer régulièrement avec sa grand-mère. Le jugement déciderait de tout.
Malheureusement, madame Werkel décéda quelques jours avant que Petra fût libérée. Un immense chagrin l’envahit, avec le regret de ne pas avoir revu sa presque mère, celle qui l’avait élevée, et qu’elle avait trahi et abandonné. Luis la réconforta en lui disant qu’il allait la voir souvent durant son séjour en prison, et qu’ils parlaient d’elle, et de Lisa. Elle pardonnait tout et regrettait de ne pas avoir la force suffisante pour tenir jusqu’à ce que sa petite fille soit libre. Car elle était convaincue qu’elle serait libérée.
Petra s’était agenouillée sur sa tombe le lendemain de sa sortie. Elle avait pleuré longtemps, prié beaucoup, elle, la non-croyante, les yeux inondés de larmes, tournés vers le ciel.
Après une dernière visite à Lisa, qui ne les reconnut pas, ils retournèrent en France.
Bart était venu les voir à Noël, et était tombé amoureux de la région. Il ne s’interdisait pas d’acheter quelque chose dans le coin, un jour. Vienne et ses mirages lui étaient devenus insupportables. Il ressentait la nécessité de changer d’air, de vie. Il apporta également des nouvelles inattendues de Mat-mat. Celui-ci était retourné en Autriche pour s’y installer. Il avait définitivement quitté la police pour vivre avec la femme de sa vie. Une policière rencontrée lors de l’interrogatoire de Lisa, et qu’ils avaient mené ensemble dans les locaux du bureau central. Elle parlait parfaitement le français et lui apprenait les rudiments d’allemand qui lui permettraient de bien s’intégrer. Rudi était devenu un ami du couple et avait recommandé Mat-mat à une de ses relations qui travaillait dans l’import-export. Il considérait que sa dernière mission était un échec cuisant. Malgré des intuitions fulgurantes, comme le fait qu’il avait deviné que Luis était retourné en Autriche, il se rendait compte que la suite lui avait entièrement échappé, qu’il n’était plus digne de mener quelque enquête que ce soit. Il avait démissionné. De vouloir faire condamner un innocent et d’avoir été aveuglé par ses certitudes malgré les évidences de non-culpabilité l’avait convaincu de sa partialité. Il avait franchi cette limite que les policiers enjambent à force de côtoyer les malheurs du monde, ne sachant plus dissocier le vrai du faux.
Conrad s’en était sorti. Sa robuste constitution lui avait permis de se remettre du coup de couteau du skinhead. Par contre, la justice avait décidé qu’il passerait sa convalescence en prison. Son jugement eut lieu quelques jours après celui de Griete. Il bénéficia de la même prescription que Griete pour les braquages auxquels il avait participé, et qu’il ne nia pas. Restait le meurtre de Hans Röckl, pour lequel Conrad fut condamné à quatre ans de détention. Les juges prirent en compte les circonstances qui entouraient l’affaire Höderer, et furent cléments, retenant en outre le caractère accidentel de la mort du tatoueur, puisqu’il n’y avait aucune préméditation dans l’acte de Conrad.
Griete et Luis lui rendirent visite en prison avant de partir. Conrad avait accepté sa peine et la visite de sa Petra le réconforta. Une tendresse infinie faisait briller ses yeux. Luis ne pensait pas pouvoir trouver une telle lueur dans le regard du biker, à l’allure si rude. Une brute avec un cœur d’artichaut…
*
Assis au soleil, à même les pavés de la cour et le dos au mur, Luis laissait venir à lui toutes les images des événements récents, intervenus depuis qu’ils étaient de retour en France. Les chiens étaient restés chez la mère Robert, et étaient heureux. Ils lui manquaient quelquefois, mais il savait que de la compagnie allait bientôt remplir la maison à nouveau.
Petra sortit de la cuisine pour le rejoindre. Les deux mains collées sur les reins, elle avançait lentement en chaloupant, son ventre prenant chaque jour des formes de plus en plus arrondies. Ses seins avaient pris des dimensions que Luis n’aurait jamais cru voir un jour chez elle. Avec précaution, Petra s’assit près de lui, sur le banc de pierre accolé au mur de la maison.
Luis approcha et posa sa tête sur le ventre rebondi. Juste à ce moment, il ressentit un violent coup de pied dans la joue.
― Tiens, il va tenir de sa mère celui-là. Toujours à me frapper quand je veux lui dire bonjour.
― Oui, mais l’autre m’a l’air aussi fou et gamin que son père. Il n’arrête pas de faire des tours dans mon ventre. Est-ce normal que des jumeaux soient si différents de caractère ?
― Je ne sais pas. C’est dans ta famille que l’on en fait, pas dans la mienne.
― Oui, c’est vrai. On peut se ressembler, mais ne pas avoir le même caractère.
― Si ce sont de vrais jumeaux, ils vont se ressembler comme deux gouttes d’eau. Tu verras que nous allons les confondre. Sans compter cette manie, dans ta famille, de changer sans arrêt d’identité. Je vais finir par m’y perdre à force, et ne plus réussir à savoir qui est qui…
FIN
16:45 Publié dans Les aigles de Vienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roman, ecriture, litterature, polar













